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Vers un élan de partage d’expérience et d’approche pour le suivi des droits de COLO et PA dans le processus REDD + en RDC

Le jeudi 20 août 2020 le CTIDD (Centre des technologies innovatrices et le développement durable) sous l’appui de RRI (Rights ressources initiatives) a organisé l’atelier de partage d’expériences et d’approche sur le suivi des droits de COLO et PA dans le processus REDD+ en RDC.

 

Cet atelier de partage d’expériences a eu lieu dans la salle de réunion de la CNGTCRR.

 

L’objectif poursuivi était de de Partager d’expérience et d’information sur le suivi de la REDD+ et les droits de COLO et PA dans la REDD+. Et d’une manière spécifique, il s’agissait de :

·         Passer en revue les différents mécanismes et/ou outils pouvant sécuriser et protéger les droits de COLO et PA dans la REDD+.

·         Proposer d’autres pistes qui peuvent sécuriser les droits de COLO et PA dans la REDD+

 

Lors de l’atelier l’expert Issa Lingbelu (Copil GTCRR) a interpellé la plénière a s’impliqué activement dans les échanges et les travaux en groupe pour fournir un travail de qualité et de ne pas éviter de remettre certaines choses en question car les expériences de chaque personne sont riches et importants.

 

Après le rappel du contexte l’expert à présenter le tableau sur les quelques outils et/ou mécanisme pouvant faciliter la sécurisation des droits de COLO et PA dans la REDD+ pour le travail en groupe. Ensuite il y a eu la formation de deux groupes pour compléter les rubriques de ce tableau. 

 

C’et atelier a favorisé le partage des informations essentielles sur les suivis de la REDD+ et les impacts des interventions pour réduire la réduction des émissions dues à la déforestation, dégradation des forêts mais aussi sur les sauvegardes sociales et environnementales, la sécurisation des droits de tenure foncière et forestière et les bénéfices pour l’amélioration des conditions de vie de communautés locales et peuples autochtones.

 

La plénière avait suggéré quelques inputs quant aux restitutions de groupes entre autres :

 

·    l’utilisation du guide méthodologique d’OGF et OIREDD pour l’évaluation de droits de  communauté au processus REDD+

·         l’insertion de quelques droits à la liste des droits qui ont été proposé par les groupes dont : droit à la propriété coutumière, droit aux ressources naturelles, droit au CLIP, droit à l’information, droit de défenseur foncier et environnementaux ;

·         la continuité de ce projet pour n’est pas perdre l’élan

 

Cet atelier a connu une excellente implication et représentativité des organisations de la société civile environnementale. Des échanges fructueux ont animé les séances de travaux en groupe et quelques remises en question sur le droit de COLO et PA ont été abordés dans le groupe. Toutes fois les restitutions ont été bien faits et les recommandations ont été pris en compte, c’est ainsi que c’est achevé l’atelier aux environs de 14h. 

 

 

De Novembre 2009 à Novembre 2019 ; jour pour jour le processus  REDD+ a totalisé 10 ans en  RDC. Et durant ces 10 années, le processus  REDD+, a  reçu des  appuis  significatifs des plusieurs partenaires  et  institutions  qui financent la  REDD+. Ainsi ces  différents appuis  ont  permis au processus REDD+   d’avoir une  forte avancée.

 

A ce jour, le processus REDD+ est en pleine mise en œuvre. En effet dans les programmes intégrés (PIREDD) le FONAREDD  en RDC occupé les zones suivantes : PIREDD Maindombe à Kwilu, PIREDD Province Orientale qui prend  actuellement la province de l’Ituru, Tshopo et Bas-Uelé; PIREDD Equateur, PIREDD Mongala, PIREDD  Sud-Ubangi. Et le programme d’investissement Forestier (PIF)  travail sur le  projet intégré REDD dans les Bassins de Mbuji-Mayi à Kananga et à Kisangani qu’on appel (PIREDD/MBKIS).

 

 

Déjà en  2017, le RRI avait produit une étude sur le programme REDD+ de Maindombe et cette dernière  a pu démontrer que la réussite de la REDD+ réside dans la participation effective des COLO et PA  dans les activités REDD+ et aussi dans la sécurisation des droits de propriété, d’usage et de gestion de ces derniers dans leurs espaces communautaires. les arguments soulevés dans cette étude réside du fait que l’étude sur les moteurs de la déforestation et dégradation des forêts en RDC met au premier plan l’agriculture itinérante sur brulis dont 80% sont les communautés qui l’utilisent d’où la nécessité de bien identifier et sécuriser les terroirs communautaires de sorte à mettre en place des paiements sur les services environnementaux(PSE) et le paiement basé sur les résultats (PBR) liés aux efforts que réalisent les COLO et PA pour réduire la déforestation et dégradation.